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Rôle important de l'ail et de ses principes actifs dans le cancer et les maladies cardiovasculaires

18/12/2024

extrait d'ail L'ail est utilisé comme remède depuis l'Antiquité, notamment en Inde, en Égypte, à Rome et en Chine, où il entrait dans la composition de nombreux traitements. Cette tradition médicinale ancestrale en fait un remède populaire, une médecine alternative ou complémentaire. Des scientifiques du monde entier ont découvert dans l'ail de nombreuses substances bioactives hydrosolubles (par exemple, l'ester méthylique de S-allylacétylcystéine) et liposolubles (par exemple, le disulfure de diallyle). Les composés de l'ail peuvent agir en synergie pour produire différents effets, mais la complexité chimique de sa composition exige des méthodes de transformation qui garantissent son efficacité et son innocuité. Si les thiosulfinates, comme l'allicine, ont longtemps été confondus avec des substances actives en raison de leur odeur caractéristique, ils ne sont pas indispensables à la préparation de produits à base d'ail et peuvent être dégradés ou éliminés à n'importe quelle étape du processus. L'ail possède des propriétés hypolipémiantes, antiplaquettaires et améliore la circulation sanguine. Il peut prévenir le rhume et la grippe en renforçant l'immunité et il a été démontré qu'il possède des propriétés anticancéreuses et chimiopréventives.
Le rôle important de extrait d'ail et ses ingrédients actifs dans les maladies cardiovasculaires

Des études épidémiologiques ont mis en évidence une corrélation négative entre la progression des maladies cardiovasculaires et la consommation d'ail. Le développement de ces maladies est associé à plusieurs facteurs, tels que l'augmentation du cholestérol total et du LDL sériques, l'oxydation accrue du LDL, l'agrégation plaquettaire, l'hypertension et le tabagisme. De nombreuses études in vitro ont démontré la capacité de l'extrait d'ail à atténuer les effets de ces facteurs, notamment par l'inhibition de la lipase, la réduction de l'agrégation plaquettaire, la prévention de la peroxydation lipidique des érythrocytes et du LDL, ainsi que par l'augmentation de l'effet antioxydant lié à l'inhibition de l'enzyme de conversion vasculaire.

extrait d'ail
Rôle important de extrait d'ail et ses principes actifs dans le contrôle des tumeurs

L'ail et les sulfures d'allyle apparentés inhibent la croissance des tumeurs du côlon, du poumon, du sein et du foie, suggérant que leurs propriétés anticancéreuses s'exercent par un mécanisme commun plutôt que de manière spécifique à un tissu. Cependant, peu d'études ont comparé l'efficacité relative des sulfures d'allyle hydrosolubles et liposolubles, et la réponse à ces composés diffère peu selon les modèles de cancer induit par des agents chimiques. La prolifération tumorale et l'apoptose sont toutefois déterminées par le type de modèle utilisé. La substitution de groupements sulfhydryles, la modification du rapport glutathion/glutathion oxydé et l'altération du statut redox cellulaire pourraient être impliquées dans certaines des modifications phénotypiques induites par les sulfures d'allyle.

Ail
Autres rôles
Les propriétés anti-glycation des AGE pourraient jouer un rôle dans la prévention des complications du diabète. L'augmentation des niveaux de glycation des protéines et l'accumulation de produits de glycation avancée (AGEP) jouent un rôle important dans la pathogenèse de ces complications. La glycation et la formation d'AGEP s'accompagnent d'une auto-oxydation du glucose et des protéines glyquées, entraînant la formation de radicaux libres. Les AGE contribuent à prévenir les maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires et réduisent le risque de démence et de maladie d'Alzheimer. Les AGE diminuent le taux d'homocystéine, abaissent la pression artérielle et favorisent la microcirculation, autant de facteurs contribuant aux altérations microvasculaires chez les patients diabétiques, lesquelles augmentent le risque de maladies cardiaques et de démence. Les AGE peuvent également protéger les neurones des effets neurotoxiques et apoptotiques du peptide β-amyloïde (Aβ), contribuant ainsi à prévenir le déclin cognitif et la mort neuronale induite par l'ischémie-reperfusion, et améliorant les fonctions d'apprentissage et de mémorisation.